Huit millions d’euros, c’est le coût du nouvel Intermarché d’une surface de 2500m² ouvert le 22 août dernier à la zone rouge. Ce déménagement a permis de créer de nouveaux emplois et de proposer de nouveaux services à la clientèle qui retrouve également une galerie marchande extérieure composée d’un coiffeur, d’une esthéticienne, d’une agence immobilière et d’une brasserie. Pour répondre aux besoins des personnes à mobilité réduite une ligne de bus vient d’être ouverte. Mais cette délocalisation vers la zone rouge inquiète les commerçants de l’avenue du Caoulet et de La Candélie qui se posent également des questions sur le devenir de l’ancien bâtiment du supermarché.
Jean-Michel Chabert, co-gérant du bar tabac le Maryland
Étant situé face à la zone rouge, j’ai vécu la construction d’Intermarché du début à la fin, je vis et vois ce que vivent les Foulayronnais. Avec ce déménagement, je me retrouve avec une licence IV (autorisation de débit de boissons alcoolisées – ndlr) installée en face de la mienne, c’est ridicule et ça créé des tensions inutiles en plus de pouvoir me porter préjudice. Ce qui tend à me rassurer c’est que je propose des services de proximités qui répondent aux besoins des citoyens comme la Poste et le point Relais. J’essaie de me diversifier.
Line Jaccard, traiteur « Au plaisir du Palais »
Je ne crains pas pour mon commerce, mais pour la vie des Foulayronnais. Nous n’avons plus vraiment de centre-ville, tout est délocalisé. Je trouve ça dommage surtout pour les personnes a mobilité réduite ce n’est pas toujours accessible. Alors ils viennent se dépanner dans ma boutique, je propose un rayon épicerie et des plats à emporter fait-maison.
David Tornare, garagiste et gérant de la station Total ne cache pas son inquiétude face à son employée
Ce qui me fait peur c’est cette zone rouge, tout y est délocalisé et excentré. Le fait qu’Intermarché rejoigne la zone rouge est d’autant plus inquiétant parce qu’une partie de la circulation risque d’être déviée par le Vallon de Vérone. Déjà que des Foulayronnais, pour des questions pratiques, favorisent les collègues agenais alors là, j’ai peur pour mon commerce, j’ai peur pour l’Avenue du Caoulet. Il ne faudrait pas que Foulayronnes devienne une ville dortoir : 6 000 habitants le matin et à peine 1 000 la journée.
Carine Geneste, esthéticienne et responsable du salon de beauté « Beauty’Foul » sur l’avenue de La Candélie
Je suis mitigée sur ce déménagement vers la zone rouge. Je crains que les gens passent moins par le centre ville de Foulayronnes et privilégient le Vallon de Vérone avec un accès direct au supermarché. Comme je touche essentiellement des femmes, ce qui me rassure c’est la présence de l’école, qui créée du passage. Je trouve également dommage le manque de cohésion entre les commerçants. J’attends de voir comment va évoluer cette zone commerciale.