Du 22 mars au 1er avril derniers, Sandrine et Élodie ont participé au célèbre Raid Amazone, course 100% féminine ponctuée de nombreuses épreuves sportives. Fraîchement revenues du Sri Lanka, les deux amies font désormais le bilan de cette aventure riche en émotions.
Élodie Cure et Sandrine Gispalou : Sur 37 équipes, nous avons fini 27e. On est contentes parce qu’on n’est pas dernières (rires). C’est surtout un sentiment de fierté qui domine parce que nous avons été jusqu’au bout face à des filles habituées de ce type d’aventure, des marathoniennes, et parfois mêmes des professionnelles dans leur discipline. Nous avons été un binôme solidaire et surtout à l’écoute l’une de l’autre. C’est ce qui a fait notre force.
Comment se sont passées les épreuves sportives ?
S.G : Il a d’abord fallu s’adapter au climat avec des températures atteignant les 45°C et un taux d’humidité de 80 %. Physiquement ç’a été difficile à cause de ma blessure au genou (Sandrine s’est blessée juste avant le départ -Ndlr). Le premier jour pour le trail, je n’ai pas pu courir. Il a fallu finir l’épreuve en marche rapide. Et le mardi pour le canoë que nous pensions être notre point fort, on a ramé 15 km à contre-courant dans l’océan Indien, à côté d’une barrière de corail très dangereuse, sous un soleil de plomb. Beaucoup de filles ont finies déshydratées, dont Élodie. Finalement, le meilleur moment a été le run and bike, pourtant notre bête noire. Avec mon genou l’épreuve s’annonçait compliqué et Élodie ne se sentait pas de courir les 23 km. On a trouvé notre rythme en échangeant nos places tous les kilomètres.
Vous êtes parties avec un projet humanitaire : apporter des fournitures scolaires et des vêtements aux enfants. Comment s’est passée la rencontre ?
E.C : C’est un moment qui restera à jamais gravé dans nos mémoires et nos cœur. Je n’ai pas de mots tellement j’ai été touchée.
S.G : C’est clairement le beau moment de l’aventure. La rencontre avec les enfants a été très émouvante. Leur école est au milieu de nulle part, tout est vétuste et délabré. On a tout de suite compris qu’on apportait beaucoup. Il y avait la barrière de la langue mais tout s’est passé par le regard.
Quel bilan en tirez-vous personnellement ?
E.C et S.G : On voit la vie autrement. On a de la chance d’être en bonne santé, d’avoir notre confort, de l’eau, l’électricité… ça fait beaucoup réfléchir. C’est une sacrée leçon de vie. On a beaucoup pensé à la cause que nous portions pour l’Institut Bergonié, pour nous motiver.
S.G : On se découvre aussi autrement. J’ai été au-delà de mes limites. Le corps est un formidable outil, mais surtout le mental.
Quelle suite allez-vous donner à cette aventure ?
S.G : On nous a demandé d’être les marraines du Chrono 47, le 1er mai. Nous y serons donc présentes avec un stand pour présenter notre associations, Les Elles Roses. Il était prévu que cette asso continue de vivre après le raid. Le 1er juin, nous organiserons notre premier événement sportif : une marche semi-nocturne gourmande, à Lougratte, en présence de l’Institut Bergonié pour lequel nous continuerons à récolter des fonds.