Boxe : le Néracais Benjamin Veilleroy chez les pros !

A 19 ans, Benjamin Veilleroy vient de choisir sa voie : depuis le mois de janvier, le Néracais a stoppé ses études de cuisine pour se consacrer uniquement à sa passion : la boxe anglaise.

« Benjamin Veilleroy gagne son premier match chez les pros par K.O » Nous vous en faisions écho la semaine dernière dans nos colonnes. Le Néracais devenu boxeur professionnel à 19 ans a déjà fait forte impression en s’imposant face au Serbe Nemanja Velicki, robuste et expérimenté rival de 33 ans. Une victoire qui conforte le jeune homme dans sa décision, prise en janvier, de stopper ses études de cuisine, commencées au lycée Jacques de Romas, pour se consacrer à la boxe. « J’étais arrivé à un stade où il fallait choisir. Après discussions avec mon entraîneur, j’ai demandé ma licence professionnelle de boxe », nous explique Benjamin qui pratique une boxe ne lui permettant pas d’intégrer le pôle espoir de l’équipe de France principalement réservé aux boxeurs amateurs*.

Devenir champion de France de boxe professionnelle

Chez les Veilleroy, la boxe est une histoire de famille enseignée par le papa, Laurent, lui même boxeur. « J’ai deux demi-frères qui en ont fait durant des années et Lucas, mon petit frère de 17 ans, qui rêve lui aussi de passer pro », complète Benjamin. C’est en accompagnant son père aux entraînements qu’il passe les gants, d’abord « par curiosité », pour finalement ne plus les quitter à partir de 2008. Les combats et les titres s’enchaînent : champion d’Aquitaine, champion Midi-Pyrénées et troisième aux championnats de France. Trois fois par semaine, Benjamin part s’entraîner à Toulouse, au Blagnac Boxing Club. Les autres jours, il profite de la salle de boxe ouverte par son père à Nérac, qui s’occupe également de sa préparation physique. « Je m’entraîne 6 jours sur 7, à hauteur de 4 heures par jour », détaille le jeune professionnel.
Avec ses 1m80 et 68 kilos, Benjamin est un boxeur stratège et c’est ce qu’il aime dans son sport : « La boxe n’est pas un sport de brutes comme on le pense souvent. Il faut être réfléchi comme lorsqu’on joue aux échecs, il faut avoir une stratégie. » Le Néracais attend, observe son adversaire et fait régulièrement mouche.
En passant professionnel, Benjamin se fixe de nouveaux objectifs : le boxeur se laisse deux ans pour décrocher le titre de champion de France dans sa catégorie « welters » (compris entre 63,5 et 69 kilos – Ndlr). Benjamin espère que ce titre attirera les sponsors et lui permettra d’envisager de réellement vivre de sa passion et pourquoi pas un jour « aller décrocher un titre de champion du monde ». En attendant, Benjamin doit multiplier les combats. Le prochain se déroulera le 5 mai à Cugnaux.

M.P

*Boxe pro VS boxe amateur
À savoir : la boxe professionnelle se différencie de la boxe amateur plus connue du grand public. Les boxeurs évoluant en équipe de France sont principalement des boxeurs amateurs, cela ne définissant pas le niveau des sportifs. Ces derniers disputant leur combat en trois rounds de trois minutes, contrairement aux pro qui peuvent en découdre pendant douze reprises. Le comptage ne s’effectue pas de la même manière, les amateurs portent un casque… Aux Jeux Olympiques de Rio, les boxeurs professionnels, jusqu’alors exclus des rings olympiques ont pu y participer. Une décision qui avait créée la polémique tant les deux boxes sont différentes et l’épreuve olympique étant au format amateur. Les professionnels n’ont d’ailleurs remporté aucun titre.

Lucas perd son titre de champion de France sur une décision partagée

Le week-end dernier avaient lieu les championnats de France de boxe anglaise à Bourgoin-Jallieu, en Isère. Lucas Veilleroy participait pour la quatrième fois consécutive aux phases finales. Quart de finaliste cadet en 2015, il avait dû déclarer forfait à cause d’une blessure à l’épaule, avant en 2016 devenir champion de France cadet et champion de France junior en 2017. Le Néracais remettait donc son titre en jeu, le week-end dernier. Sur décision arbitrale (deux juges à un), Lucas s’incline en demi-finale. Une décision qui peut-être contestée selon son entraîneur toulousain, Mohamed Bennama : « Je vois Lucas gagner les deux premiers rounds. c’est vrai que le combat a été très physique et qu’il y a eu chez Lucas une petite baisse de régime dans le troisième round. Mais jamais de la vie il ne perd ce combat. Même le délégué responsable des championnats m’a dit que cette décision était honteuse. »
Déçu mais pas abattu, Lucas pense déjà au tournoi international des Vikings auquel il participera les 20, 21 et 22 avril à Carentan, en Normandie.

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