Et pourquoi pas les deux ? Suivant les régions, les lieux, la culture, la croyance… Chez nous pour carnaval, on fait des beignets ou des merveilles (ou bugnes). Moi je n’ai pas d’avis sur la question, j’adore les deux ! Qui n’a pas le souvenir de sa maman ou de sa mamie, tirant la pâte sur la table pour les merveilles ou faisant avec une cuillère huilée ces petites boules de pâtes, qui gonflent dans de l’huile chaude ? A « bistro de nas » mais quoi qu’il arrive, c’est toujours réussi ! Cela m’a toujours ému et stupéfait : de la réussite sans trop peser, sans thermomètre, sans ceci ou cela. Tout réside dans le choix des produits de grande qualité. La farine, plutôt type 65, les œufs de la ferme, la fleur d’oranger achetée à la pharmacie… et oui ! Je ne sais pas si cela existe encore. Le résultat de mamie ou maman qui porte le plat familial, avec fierté et un petit sourire en coin, avec un air de dire : »Vous avez vu un peu le résultat de ces heures passées dans la cuisine » ! Ah, je vous vois sourire avec beaucoup de souvenirs en tête… Eh oui, la mémoire fait partie de notre culture, indispensable pour construire notre patrimoine gustatif et les codes pour l’avenir de notre dégustation.
Dans ma Gascogne natale les merveilles sont croustillantes. Je vais vous donner la recette de cette tradition, même si tout le monde a la sienne dans un tiroir. Il vous faut 500g de farine, 4 oeufs, 125g de beurre, 1 cuillère d’armagnac, 35g de sucre, 1 pincée de sel, 1 jus de citron vert et ses zestes. Mélangez tous les ingrédients et façonnez une grosse boule de pâte. Laissez reposer une bonne heure. Petite astuce : recouvrir la pâte d’huile d’arachide pour éviter qu’elle fasse une croûte. Versez de l’huile sur votre plan de travail avant d’y étaler la pâte finement. Puis taillez les formes en losanges. Frire au fur et à mesure dans une huile d’arachide bio si possible, à environ 180 degrés. A la sortie, saupoudrez de sucre glace ou de sucre vanillé. Voilà pour faire les merveilles ! Et pour les beignets, je vous donnerai la recette la semaine prochaine car la gourmandise ne dire pas qu’un jour… N’est-ce pas?
Croquez bien et n’oubliez pas d’inviter les gens que vous aimez pour partager ce moment de convivialité ! Voilà des souvenirs que vos enfants seront heureux de raconter un jour.