« Vrac&Shop », l’épicerie ambulante 100% vrac pour zéro déchet

Depuis mi-octobre, Sylvie Gallet conduit son épicerie ambulante « Vrac&Shop » à travers les villages autour de Salles. A l’intérieur de son camion, des produits secs et frais vendus en vrac.

« Pourquoi acheter un kilo alors qu’il ne nous en faut que 200 grammes ? A part payer plus cher et prendre le risque de gaspiller », interroge Sylvie. Cette ancienne coiffeuse-maquilleuse à Arcachon est arrivé à Salles, petit village entre Monflanquin et Gavaudun, il y a deux ans avec sa famille. Un changement de vie qui lui a donné envie de se reconvertir, tout en conservant le lien social que lui apportait ses clients dans son ancien salon. « J’ai vu dans un reportage ce principe d’épicerie ambulante, raconte-t-elle. Je n’ai rien inventé mais je l’ai adapté à ma philosophie de vie, orientée vers une consommation zéro-déchet. C’est aussi ma manière d’apporter ma pierre à l’édifice pour la planète, mes enfants et avoir ce sentiment d’utilité. »

30% d’économie en moyenne

Dans son camion « Vrac&Shop », aménagé par son mari artisan menuisier, Sylvie a installé bocaux, bouteilles en verre, sacs en papier kraft compostables, remplis d’épices, d’huile, pâtes, légumineuses, céréales, fruits à coques, farine, graines, produits ménagers…
Moins de déchets, moins de gaspillage, consommer en vrac a de nombreux avantages et permet aussi de faire des économies non négligeables à en croire l’expérience de Sylvie. « Nous sommes 4 dans le foyer dont deux adolescents. En moyenne, sur une semaine sans vraiment faire attention, on économise plus de 30% sur l’achat de nourriture. » S’il est encore trop tôt pour établir un panier moyen, le vrac correspond à toutes les bourses : « Ma vente la plus importante c’est 37€ et la plus petit 0,76€. On ne prend que ce dont on a besoin », explique une nouvelle fois Sylvie.

Afin de faciliter cette approche, Sylvie fournit les premiers contenants à ses clients, afin de limiter les emballages inutiles. « L’idée c’est d’avoir un aspect pédagogique, explique la commerçante ambulante. Les gens seront plus sensibles à cette démarche si on leur apporte toutes les réponses et ce dont ils ont besoin. » Pour autant cette forme de consommation plus responsable implique aussi une certaine organisation. « Cela veut dire anticiper ce que l’on va manger et les quantités qui correspondent à chacun. Une fois ça, fini le gaspillage alimentaire. »

Autant d’arguments d’économie qui ont convaincu les cantines de Salles et Cuzorn, que Sylvie fournit chaque semaine avec les quantités exactes dont elles ont besoin. Puis, le lundi, l’épicière ambulante assure les livraisons des commandes reçues par SMS ou par mail, dans un rayon de 10km autour de Salles, le mardi, elle installe son camion à Cuzorn de 9h à 12h30, puis à Montagnac-sur-Lède le jeudi toute la journée en face du café des Allées, le vendredi à Salles et la samedi au récent marché de Saint-Georges à La Table de Jacquou de 9h30 à 13h.

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